<style= »text-align: justify; »>Jean-Philippe Bosnet, le président fondateur de Global Concept, l’affirme. Son problème, n’est pas de faire de la croissance mais d’embaucher. Près de 800 collaborateurs y vendent des solutions de téléphonie aux PME et réalisent 95 millions de chiffre d’affaires.

Quand l’entreprise n’est pas sexy, seuls ceux qui y travaillent peuvent lui donner du glamour. Jean-Philippe Bosnet, fondateur et président de Global Concept s’y emploie depuis 25 ans, notamment avec Paritel, la plus visible des marques de son groupe. Car ses solutions téléphoniques dédiées aux TPE et PME, pour utiles qu’elles soient, n’attirent pas forcement les candidats comme un aimant. Pas plus que la forte croissance dont bénéficie le groupe. Or il ouvre cette année une soixantaine de recrutements sur les 145 postes à pourvoir, dont une majorité de commerciaux.

 

Alors le patron, plutôt que de convaincre au travers de ses produits, les séduit par l’état d’esprit humaniste régnant au sein de sa boîte forte de 790 collaborateurs. Une première preuve ? « On y évolue : 80 % des managers viennent de la promotion interne ». Même au télémarketing, le turnover est assez faible, avec une ancienneté moyenne de 3 à 4 ans. Un exploit pour des métiers souvent considérés comme alimentaires.

Le secret de cette fidélité ? « L’humanité », ose Jean-Philippe Bosnet. Un mot qui revient très souvent dans la bouche du boss. L’humanité des rapports entre les collaborateurs : « L’entreprise ne doit pas être un endroit où l’on stresse, pas question de venir au travail avec la boule au ventre », l’humanité des conditions de travail aussi : « pas plus de 20 ou 25 personnes par agence, avec une pièce commune qui leur est dédiée pour se reposer, échanger, se parler ». Cette bienveillance réfléchie se retrouve dans les dispositifs de gestion de carrière. De leur parcours d’intégration, à la formation dont ils profitent tout au long de leur évolution avec « plus de 2500 journées en 2015 ». Une formation qui passe, entre autres dispositifs, par l’Académie, « avec un A majuscule » insiste le patron autodidacte qui mélange embauche de diplômés comme de non-diplômés, « la meilleure manière d’éviter le clonage ». Le patron a également nommé des « ambassadeurs ». Un terme pompeux, mais qui cache, là encore, les attentions réciproques qu’il veut voir poindre partout dans l’entreprise.

« Car ils sont là pour transmettre, aider et accompagner ». Et vont finir par rendre sexy une ETI où le boss transmet son « sens du devoir déformer, d’intégrer et de suivre ».

Par Sylvia Di Pasquale

Retrouvez l’interview complète sur le site de Cadremploi.fr
Version PDF (imprimable) disponible en ligne : Interview de Jean-Philippe Bosnet (Groupe Global Concept)